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Serres et la borne du méridien de Paris



Serres est un petit village dans l'Aude au pied du Cardou. Il fut au carrefour de plusieurs voies de circulation importantes de l'antiquité jusqu'au moyen-âge.
La rivière le Rialsesse charrie un sable rouge qui lors de fortes précipitations colore l'eau.
Un pont du XVIIe siècle en dos d'âne enjambe la rivière.

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En partant pour le village de Serres, nous ne nous attendions pas à un charme pareil.

C'est un superbe parc qui nous accueille à l'entrée de Serres, juste au pied du mont Cardou.
Une éclaircie pointe le bout de son nez et nous en profitons pour contempler le paysage et la rivière si singulière avec son sable rouge. Un passage à gué nous permet d'aller sur l'autre rive.

Pour l'anecdote lorsque nous retournions à la voiture à la fin de notre balade la pluie refit son apparition et le passage à gué était recouvert par l'eau. Comme quoi nous avons bien fait de profiter de l'accalmie. Le plus impressionnant fut que la rivière devint toute rouge, les averses copieuses en amont ayant remué le sable.








à droite le piton rocheux des ruines du château de Blanchefort

Le pont du XVIIe siècle a été restauré et met la touche finale à cet environnement bucolique.

 


Nous sommes venus à Serres principalement pour une caractéristique précise : la borne du méridien de Paris.
Le méridien de Paris fut défini le 21 juin 1667. Il indique l'ensemble des points situés sur une ligne imaginaire reliant le pôle Nord au pôle Sud à la longitude de l'observatoire de Paris. Plus tard ce sera le méridien de Greenwich qui deviendra la référence.

La méridienne verte est une oeuvre conçue à l'occasion du passage de l'an 2000 qui consistait à matérialiser le méridien avec des arbres mais elle n'a pas été réalisée en totalité, ces bornes sont donc la seule trace de cette ligne imaginaire qui coupe la France en deux.

La méridienne verte conçue pour l'an 2000













Si vous passez par ces lieux merci de toujours les respecter et prendre soin de ne pas les détériorer ainsi vos enfants pourront également les découvrir dans le futur

Ruines du château de Blanchefort




Historique

C'est au confluent de la Sals et du Rialsesse que les wisigoths ont construit cette forteresse.
Au Xe siècle le site fut rebâtit et fortifié et des remparts furent élevés en escaliers, afin de rendre la nouvelle forteresse imprenable. Le château tirerait son nom de la couleur de la roche sur lequel il était élevé.
L'abbaye d'Alet qui exerçait des droits sur la communauté revendiqua la possession de Blanchefort, une bulle du pape Calixte II, daté de 1119, confirma en faveur de l'abbé d'Alet la possession du castrum.
Bernard de Blanchefort refusa cette décision, aidé de plusieurs seigneurs il eut recours à une lutte armée contre l'abbé d'Alet et contre le comte Bernard Aton pour conserver son domaine, il y réussit, et c'est à cette condition qu'il déposa les armes en 1124.
Quelques années plus tard, le maître de Blanchefort offrit le village aux templiers. Sous leur impulsion, il fut reconstruit et renforcé. Les documents de l'époque le nomment Village de Rena. Le seigneur de Blanchefort leur confia l'exploitation des mines de Blanchefort.
Les templiers firent venir de Rhénanie des ouvriers fondeur qu'ils installeront au village de Réna, avec interdiction de fréquenter les gens du village.
En fait l'or natif des filons n'intéressa pas les templiers, ils exploitaient un antique trésor wisigoth enfoui dans un ancien puit de mine, les mineurs réduisaient les monnaies et les objets précieux en lingot. Tout cela est attesté par les chroniques du temps et surtout par les cartulaires du temple.
Le puits principal qui donnait dans les mines était creusé au pied des murailles de Blanchefort. On peut encore voir ce puits de nos jours.
Cette opération dura sans doute deux ans.
Au XIIIe siècle, le comte Roger de Blanchefort subit le même sort que la plupart des châtelains de la contrée. Son domaine fut détruit et les biens confisqués au profit de Pierre de Voisins.

source : http://templarii3m.free.fr


Légendes

Une légende voudrait que Blanche de Castille venue prendre les eaux de Rennes les Bains ait ordonné la construction du château successeur du castrum wisigothique afin d'y cacher un trésor. Ce fait expliquerait le nom du château…

Une autre prétend que le reliquat du trésor wisigothique exploité par les mineurs des templiers fut réparti dans diverses grottes des alentours et sous la garde d’un esprit malin.
Un jour un berger local le vit compter sa fortune. Ce dernier raconta l’aventure au village. La cupidité fit le reste.
Un groupe d’intrépides vint sur les lieux, désignant le plus hardi pou défier l’esprit. Le reste de l’histoire est somme toutes assez classique. Le plus hardi disparut dans l’affaire et ses compagnons revinrent au village effrayés et sans trésor…


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J'avais préparé cette balade depuis des semaines en même temps que notre excursion dans le Razès à la découverte des mystères de Rennes le Château, Montségur et Puivert. Tout était prévu, calé.. Sauf la pluie...
Dans les fiches de randonnée pour les ruines du château il était recommandé de s'y rendre par temps sec. Nous avons bien compris pourquoi.

Donc ce matin, jour J pour notre découverte du château de Blanchefort, la pluie s'est invitée et ne nous quittera pas de la journée, ne nous laissant que quelques minutes de répit par-ci par-là.
Mais  nous sommes déterminés et nous maintenons notre excursion.

Nous voilà arrivés à Rennes les Bains.
En entamant le chemin de terre qui s'enfonce dans le forêt nous sommes plutôt rassurés, la voie est praticable. Mais bien vite de grandes mares boueuses nous accueillent. Et là notre calvaire commence mais nous persistons.








La montée fut dure, longue et gadouilleuse à souhait. Maintenant que nous avons fait une grande partie du chemin, hors de question de faire demi-tour.



Après 2 longues heures à nous débattre dans la gadoue, nous approchons du sommet !
Des vautours volent au-dessus de nous, espérons que ne soit pas de mauvaise augure..




Il ne reste effectivement que très peu de choses de la bâtisse.




Le mont Cardou se situe juste en face, encore une randonnée qu'il faudra que je prévois.


village de Peyrolles au loin
Vue d'en haut on comprend mieux que ce lieu était un point stratégique pour surveiller les allers et venues du passage menant de Bugarach vers Arques, Coustaussa et Rennes le château










La descente fut tout aussi difficile. Je déconseille donc très fortement de venir faire cette randonnée pendant les épisodes pluvieux. Pour y être retourné une deuxième fois mais sans pluie, la forêt reste très humide.
Randonnée assez difficile





Si vous passez par ces lieux merci de toujours les respecter et prendre soin de ne pas les détériorer ainsi vos enfants pourront également les découvrir dans le futur

fontaine des amours




La légende voudrait que lorsque 2 amoureux se baignent dans ces eaux, leur amour durerait toute la vie..

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A notre arrivée je suis étonnée de voir que ce site est juste en contrebas de la route.
Lorsque j'avais admiré les photos sur internet je m'imaginais marcher des kilomètres pour découvrir un lieu magique et caché.

Quel spectacle naturel ! Ce qui impressionne ce sont ces nuances de verts, les chants de l'eau et des oiseaux pour seules musiques d'ambiance.





petite source, petite goutte deviendra océan...

Les amoureux gravent leurs promesses dans le bois





Le moulin servait autrefois à extraire et tailler le jais (gemme  provenant de la carbonification de débris de conifères)





Plusieurs baignoires naturelles se succèdent laissant juste une ouverture dans les rochers pour que l'eau circule en petites cascades





Nous remontons sur la route, fin de cette charmante découverte qui donne envie de repartir dans d'autres balades dans les environs de Rennes les Bains








Si vous passez par ces lieux merci de toujours les respecter et prendre soin de ne pas les détériorer ainsi vos enfants pourront également les découvrir dans le futur

rennes les bains




Historique


La première caractéristique géologique de Rennes-les-Bains s'établit, bien évidemment, au sujet de ses eaux thermales qui émergent à faible profondeur des calcaires du Crétacé datant de la fin du Mésozoïque, et en bordure de l'affluent de l'Aude, la Sals.

Le massif des Corbières dans lequel se trouve l'ensemble du territoire de Rennes-le-Château est situé dans la zone sous-pyrénéenne qui forme une transition entre le Massif central, la Montagne noire située au nord des Corbières, et le massif des Pyrénées, situé plus au sud. Ce massif montagneux est apparu il y a 65 millions d'années, durant le tertiaire, lors du rapprochement de la plaque ibérique sur le continent européen.

Cette région est géologiquement caractérisée par un morceau de socle primaire constitué de calcaire et de schistes, notamment du plateau de Mouthoumet et d'un pli pyrénéen, le Pic de Bugarach, situé à quelques kilomètres au sud-est de Rennes-le-Château.


La commune de Rennes-les-Bains abrite deux rivières notables sur son territoire :

la Sals, petite rivière au débit assez irrégulier de 19,9 km, affluent de l'Aude qu'elle rejoint à Couiza ;
la Blanque, rivière de 14,7 km, affluent gauche de la Sals, donc sous-affluent de l'Aude.

La région de la vallée de la Sals a dû connaitre l’installation des premiers foyers dès l'époque paléolithique en raison de la présence de gisements d'ambre, notamment sur les sites de Rennes-les-Bains, de Sougraigne et de Bugarach, communes voisines qui fournirent la plupart des perles d’ambre rencontrées sur les sites préhistoriques situés dans le sud de la France. En effet, depuis la préhistoire, l'ambre est utilisé comme bijou et objet d'art.

Le territoire de Rennes-les-Bains est consacré au thermalisme depuis l’Antiquité romaine, et la commune d'aujourd'hui a su préserver cette tradition de cure thermale en modernisant ce patrimoine au fil des siècles. Contenant des substances sulfatées, des calciques, des chlorurées mixtes, les eaux de Rennes sont faiblement minéralisées, magnésiennes et ferrugineuses, et la température des eaux se situe généralement entre les températures de 33 °C et 47 °C, ce qui donne à ces eaux des vertus en matière de rhumatologie.
Il est raconté que Blanche de Castille épouse de Louis VIII venait profiter des eaux.

source wikipedia

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Rennes les Bains, au sens légendaire, est étroitement rattaché à la commune de Rennes le Château situé à quelques kilomètres.
Les chercheurs de trésors arpentent la forêt située entre les 2 communes à la recherche de quelques indices.
Le mystérieux livre de l'Abbé Boudet, curé de la paroisse de Rennes les Bains, suscite beaucoup de curiosités. Et si c'était l'Abbé Boudet qui avait aidé l'Abbé Saunière à trouver le trésor ?...

Cette partie du Razès compte de nombreuses légendes de diable, de trésors, de Fées.

Légende:

Pas très loin d'une petite ville nommée Rennes-les-Bains, coule une petite source dite "source du cercle". Cette source se situe juste à coté d'un étrange rocher taillé en forme de fauteuil et qui d'ailleurs porte un nom tout aussi étrange que sa forme "Fauteuil du Diable" ou "Fauteuil d'Isis". Mais ne vous laissez pas trop impressionner par son nom, car pendant l'inquisition, l'église Catholique avait souvent tendance à donner l'appellation "du diable" à tous les lieux où se déroulaient des rituels magiques ayant un lien avec la vieille religion Païenne et Celtique...

La source du Cercle, coule sous des apparences anodines, mais qui connaît son étrange secret datant du fin fond des âges ? En effet, une légende prétend que cette eau prend sa naissance au royaume des fées, tandis que pour les initiés, les nuits de pleine lune, cette source est une des clés du royaume du petit peuple, c'est-à-dire les Fées, les Elfes, les Gnomes, et les Salamandres !



Nous entamons notre balade depuis le village, direction le fauteuil du diable et la fameuse source du cercle.










Après quelques minutes d'ascension dans la forêt nous voici face au fauteuil du diable, qui était autrefois appelé fauteuil des Dieux, et la source du cercle.
Un petit filet d'eau ferrugineuse s'écoule.




















Nous continuons notre ascension à travers les bois et les blocs de rochers. L'eau a érodé les rocs et des cavités se sont formées, autant de cachettes possibles pour d'éventuels trésors..



Nous arrivons aux rochers tremblants (appelés rochers branlants du pla de la coste), l'Abbé Boudet les nommait les roulers.
Pourquoi "tremblants" alors qu'ils ne bougent pas d'un iota ? Apparemment encore au début du 20e siècle il suffisait de pousser les rochers pour qu'ils bougent...



Ce lieu comporte une sorte de clairière avec d'autres rochers sculptés par le temps et par une érosion sous-marine datant de temps très anciens.

érosion sous-marine





Nous descendons vers le ruisseau de Trinque Bouteille. Nous traversons des paliers, les murets prouvant qu'autrefois les terres devaient être exploitées par l'homme.


le ruisseau de trinque bouteille
Nous avons tenté de rejoindre l'ancienne mine de Trinque bouteille mais sans succès.
Nous remontons donc vers le roc d'en barou ou l'on surplombe la sals et on admire le roc d'aigle du pech cardou et le pech Bugarach. C'est un petit détour sur notre itinéraire mais la vue est à couper le souffle.








Lors de la redescente vers Rennes les Bains nous passons devant le sentier menant aux ruines du château de Blanchefort que nous avons déjà visité, nous continuons donc  notre chemin du retour.

La balade dans le village de Rennes le château est assez rapide. Les sources chaudes sont visibles à plusieurs endroits. La Sals qui traverse le village a été façonné par les habitants avec des sortes de baignoires afin de profiter des bienfaits des sources.























Il existe un grand nombres d'itinéraires de randonnées tout autour de Rennes les Bains et d'autres petits trésors offerts par la nature.

itinéraires Rennes les Bains




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