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Les Aspres



Les Aspres se trouvent dans le Conflent, au centre du département des Pyrénées Orientales

En catalan, les Aspres signifient les terres arides en contradiction avec le Ribéral (terres fertiles/irriguées) partie située entre les Aspres du sud et les contreforts du Fenouillèdes.


Les Aspres constituent les contreforts orientaux du Mont Canigou, l'altitude de cette région varie entre 100 et 1200 m.
La ville principale est Thuir.
2 climats : méditerranéen et montagnard, les étés sont très secs et les hivers doux.

Cette région a été rattachée au royaume de France avec le traité des Pyrénées en 1659.

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Nous démarrons notre balade à St Michel de Llotes où d'étranges scupltures en métal ornent les murs du petit centre du village.






















Nous partons à la recherche de 3 dolmen édifiés sur une même colline.
En route pour le 1er dolmen : le dolmen du creu de la falibe.

Il est constitué de deux rangées de dalles plates, plutôt étroites, disposées verticalement et parallèles l'une à l'autre. On les appelle les orthostates.
La dalle de couverture est relativement lourde, elle est assez épaisse. La chambre mesure 1m3 approximativement, elle semble parfaitement cubique ce qui est plutôt inhabituel, les pierres n'étant pas souvent de mêmes dimensions l'espace qui les dessine n'est pas régulier. Mais ici, c'est le cas.
L'orientation du dolmen est Nord-Ouest à Sud-Est.

Le dolmen était une chambre funéraire où étaient réunis les ossements de plusieurs personnes. La région est riche en mégalithes datant du néolithique. Certains dolmens ont été restaurés, d'autres ne sont plus qu'un petit tas de schiste.
Continuons notre chemin et avançons nous vers le second dolmen serrat d'en jacques (la colline de Jacques).

Le dolmen est entouré d'un amas de schiste (cairn) d'une dizaine de mètres de diamètre. Un chemin coupe le cercle de schiste afin d'accéder au centre. Cette structure est appelée dolmen à couloir. Apparemment à l'origine la structure aurait été recouverte d'un tumulus (terre) pour consolider l'ensemble.
Il est orienté nord-est/sud-ouest.


le couloir












Le troisième dolmen (dolmen d'a fourna) se situe au sommet de la colline. Il est orienté nord-ouest/sud-est le couloir partant du sud-est.


vue sur les Aspres



Avant de repartir, petit coup d'oeil vers le nord : Ille sur têt et ses fameux orgues


Petite pause dans notre quête des dolmens pour visiter une petite chapelle isolée d'un hameau : la chapelle de Sainte colombe de las Illas.

Nous descendons un chemin qui sert pour la transhumance. Au loin on entend les cloches des troupeaux de brebis. Des panneaux nous indiquent la présence de patous, au moins on est prévenu..
Une alternance de bois de chênes lièges et de pâtures nous guident vers cette chapelle. Environ 30/40 minutes de marche.
Nous apercevons le toit du clocher-mur lorsqu'un comité d'accueil se fait entendre : des aboiements.
Au bout d'un virage, un patou nous attend. Il est énorme, c'est la première fois que nous en voyons un. Il se tient devant nous, aboyant, mais garde ses distances.
On se remémore les indications données, on ne le fixe pas, on range nos bâtons de randonnée, on marche lentement et on parle doucement. Il nous laisse avancer, il recule en aboyant au fur et à mesure que nous avançons. Puis il remonte dans la prairie où paissent "ses" brebis et nous observe.
Ouf nous passons notre chemin en le surveillant du coin de l’œil. Quelle rencontre !

vue depuis la chapelle



La deuxième nef a été construite entre le XIVe et XVe siècle.
Le lieu est paisible, caché au milieu de la nature.

La journée se termine et nous avons encore 2 dolmens à découvrir. On presse le pas pour rejoindre la prochaine étape : notre dame de Fontcouverte.

Ce hameau, tout comme ste colombe de las illas appartient à Caixas.
La vue sur les Albères et la Méditerranée est incroyable.




Le hameau de Fontcouverte (source couverte), habité depuis le Xe siècle, avait lui aussi sa propre chapelle de type roman. Elle est dédiée à Notre Dame, citée en 942. Elle abrite une statue de la Vierge datant du XVIIe siècle.

 



Nous nous éloignons un peu de la chapelle pour découvrir les 2 derniers dolmens de la journée.
Ils sont en très mauvais état et il nous faut quelques minutes bravant un vent du diable pour les débusquer.
Même si nous ne savons pas qu'elles étaient les motivations des ancêtres pour venir enterrer leurs morts ici, le panorama nous donne un indice. Une vue à 180 degrés sur les massifs et la mer, que rêver de plus pour une contemplation éternelle ?








Cette journée aura été aussi courte que riche en découvertes. Cette partie du conflent est incroyablement près de la "civilisation" mais en même temps si préservée qu'on se croit seul au monde.

J'insiste bien sur le fait que si vous souhaitez vous aussi découvrir ces monuments d'une autre ère, ne montez pas dessus ou ne touchez pas aux pierres, rappelez-vous qu'avant d'être une curiosité pour nous ce sont des tombes..





Si vous passez par ces lieux merci de toujours les respecter et prendre soin de ne pas les détériorer ainsi vos enfants pourront également les découvrir dans le futur

Camelas



Historique

Camélas se situe dans les Aspres, une région correspondant aux collines du Sud-Ouest de la plaine du Roussillon. C'est une région plutôt aride.

Le village est bâti sur un site préhistorique. Il existe comme un peu partout dans la région un dolmen, le "dolmen du Caixeta" au lieu dit Solar del Mouton, qui a été érigé durant l'époque mégalithique, vers -2500 ans. (monument historique depuis le 7 octobre 1959)

Par la suite la région a été occupé par les ibéro-ligures, puis les celtes et romains. L'arrivée des carolingiens en 811 instaure le système féodal. Au XIe siècle la vicomté de Castelnou prends son essor et étend son pouvoir sur les Hautes Aspres et le Vallespir. Camélas bascule alors sous sa domination.

Le village lui-même apparaît en 878, il est cité dans un document par son église et son château. A cette époque, ce coin des Aspres était constitué de quatre lieux-dits, chacun étant une paroisse, donc ayant sa chapelle. Au Nord, c'était Rellà, près de la plaine Vallcrosa, au Sud Polig, Camélas et Quérubi. Tous ces hameaux se sont peu à peu regroupés pour former une unique ville.

Quérubi est l'ancien nom du pic surplombant Camélas au Sud Ouest. Son sommet porte la chapelle St Martin de la Roche (San Marti de la Roca en catalan). Il s'agit d'une église romane composée d'une nef et d'une abside semi-circulaire orientée. Son chevet est orné d'arcatures aveugles et de lésènes. Elle fut remaniée au XIVe siècle par l'adjonction d'une seconde nef au Sud. Globalement, la chapelle mesure 6m50 par 9m60, logement compris. Elle est en forme de trapèze.

Son histoire commence en 1259, année où elle apparaît dans les textes sous la forme Ecclesia Sancti Martini de Rupe. Cette chapelle servait à maintenir un lien religieux entre les familles vivant dans le coin. Peu à peu elle sera abandonnée.

En 1644 l'abbé Honoré Ciuro (Honorat Ciuro) décide de transformer la chapelle en ermitage. Cette modification est typique de cette époque, la fin du XVIIe siècle a vu se multiplier les ermitages, rendant vie aux nombreux édifices religieux abandonnés (chapelle castrales, anciennes paroisses, etc.) Ce fut donc ainsi que l'ancienne chapelle de Quérubi devient un nouvel ermitage, St Martin de la Roca. Deux ans plus tard, l'ermitage fut doté d'un logement. Jusque là, l'ermite vivait dans la chapelle.
St Martin connaîtra de nombreux ermites (7 rien que dans les 20 premières années).  En 1790 les lois anti-cléricales supprimèrent tous les édifices religieux qui n'étaient pas des paroisses. Il fut condamné à fermer, mais pu rouvrir quelques années plus tard, en 1801, quand ces mêmes lois furent assouplies. En 1838 il subit une première tranche de travaux, la restauration de la toiture du logement. A la fin du XXe siècle, ce fut le tour de la chapelle (1969), puis du logement à nouveau (1977)

Au XIIe siècle la famille de Castelnou ordonna de fortifier Camélas, un château y fut bâti, il en reste encore des ruines de nos jours, sur les hauteurs du village.
L'église romane du village date du XIe siècle, son portail en marbre rose conserve sur ses piliers la mémoire de la mère d'un seigneur du village. Dédié à St Fructueux, elle possède un retable du maître-autel fait par Lazare Trémullas (1644).  La porte est dotée de nombreuses pentures en fer forgé. St Fructueux héberge de nombreuses pièces historiques dont une Vierge du XIIe siècle.

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Notre balade commence par le dolmen du Caixeta, site datant du mégalithique. Il est malheureusement en mauvais état, la pierre du dessus a disparu.

Dolmen du Caixeta

vue depuis le dolmen

Nous quittons le dolmen pour rejoindre la chapelle devenue ermitage
Canigo


Camelas - Les Aspres

Nous voici arrivés à la chapelle St Martin



L'intérieur est sobre, brut de pierre mais avec beaucoup d'objets déposés par les personnes dédiés aux saints ou à des proches disparus.


Au fond de la chapelle on découvre un accès à d'autres petites pièces, les fameux rajouts adaptés à l'habitat d'un ermite.
au fond d'une salle une petite ouverture sur l'extérieur avec une pierre en guise d'assise. J'imagine que l'ermite devait méditer devant ce beau panorama.



Après la pause déjeuner sur ce lieu qui offre un point de vue exceptionnel, on redescend sur le village.
Un dernier regard sur la chapelle..












Nous voilà donc dans Camélas pour un petit tour dans ses petites rues pittoresques.















Nous voici devant l'église romane du XIe siècle avec son portail en marbre rose.



ancienne tour de l'ancienne fortification























Si vous passez par ces lieux merci de toujours les respecter et prendre soin de ne pas les détériorer ainsi vos enfants pourront également les découvrir dans le futur