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Autour de ceret cascade de Baoussous et pic de garces





Après notre visite l'été dernier de la ville de Céret, nous revoici dans ses environs pour découvrir son côté nature.


La cascade de Baoussous est une petite balade simple à faire en famille. D'ailleurs lors des chaleurs d'été je pense qu'il doit y avoir du monde pour s'y rafraîchir.

Le trajet qui débute dans un lotissement prend vite l'allure d'un chemin de terre serpentant les bois et longeant la rivière.




le pont n'a pas résisté





Environ 15/20 minutes de marche et voilà la cascade !






Nous reprenons la voiture et montons cette fois au pic de Garces situé à 675 m d'altitude.
Là encore une balade simple à travers les chênes lièges d'environ 15 minutes.



Comme d'habitude la vue est splendide, Canigou veille, même sur le massif des Albères.












Pont du diable Céret
Eglise St Pierre Céret
Céret








Si vous passez par ces lieux merci de toujours les respecter et prendre soin de ne pas les détériorer ainsi vos enfants pourront également les découvrir dans le futur

Eglise St Pierre

En réalité ce n'est pas une mais 4 églises que l'on découvre à Céret.

4 églises ont été édifiées sur un même espace à des périodes différentes :


* 1 pré-romane mentionnée en 814
* 1 romane avec son clocher à bandes lombardes du XIe siècle
* 1 gothique avec son portal en marbre gris du mas carol avec une inscription en catalan : "l'an de notre seigneur 1398 fut fait cette porte".
Au-dessus une niche avec 2 piramidions du XVIIIe siècle accueille la statue de St Pierre portant les clefs du paradis et la croix renversée. Un conjurador ouvert aux 4 points cardinaux surmonte le portail pour écarter tout mal et toute intempérie.
* 1 baroque construite entre 1722 et 1779 avec 6 ellipses et une coupole sur le plan de St Pierre de Rome.

Elle est classée monument historique





St Pierre

"L'an du seigneur 1283 aux calendes du 1er d'aout mourut dame bérengère de Valcrose femme de Raimond Triles chevalier de Céret. Lorsqu'une belle chose te charme contemple les tombeaux"


"l'an du seigneur 1321 et le 5 des ides d'avril mourut bernard salin de céret et de même le 12 des calendes d'aout de l'an du seigneur 1384 mourut dame saurine son épouse pour la miséricorde de Dieu, qu'ils reposent en paix"


place de l'église








le ciel étoilé

orgue datant du XIXe siècle



La sainte famille

maquette de l'église




le pont du diable


Historique:


Le pont du diable a été construit entre 1321 et 1341, c'est une avancée architecturale pour l'époque puisqu'il ne comporte qu'une seule arche d'une portée de 45,45 m sur une hauteur de 22,30 m.
Plusieurs villages ont participé à son financement afin de faciliter les échanges commerciaux entre les 2 rives du Tech. Jusqu'alors la traversée se faisait par une passerelle en bois posée sur des pierres, qui, à chaque crues du Tech était détruite.





serait-ce la pierre manquante ?

Vue autre côté du pont

accès au pont

le pont est en rénovation 



Légende


Nous sommes au XIVe siècle. A cette époque les deux rives du Tech étaient joints par un pont de bois régulièrement emporté par les crues de ce fleuve côtier si imprévisible. Il vint un jour aux cérétans une idée fort naturelle : faire un pont solide en maçonnerie; mais les rives du Tech étaient fort escarpées, à quelle endroit le construirait-on ? On manda les ingénieurs du pays qui, après une sérieuse inspection des lieux, déclarèrent le projet irréalisable. L'un d'eux pourtant, après bien des hésitations, alléché par la grosse somme offerte, se chargea de l'entreprise et prit l'engagement de l'amener à bonne fin dans un an. Notre ingénieur dressa les plans, tandis que les habitants se mirent en mesure de réunir l'argent promis. Les travaux commencèrent et furent poussés rondement. Bientôt les deux culées se dressèrent au Grau d'Exala. Les charpentiers établissaient l'échafaudage de la voûte. Malheur ! Un gros orage survint qui fit déborder le fleuve de ses rives; les eaux emportèrent culées et échafaudages ! Les cérétans, très contrariés, crièrent après l'ingénieur qui, cependant, n'eu pas de peine à leur faire comprendre qu'il n'y avait pas de sa faute. Pour se remettre à l'ouvrage il demanda 5000 ducats de plus. Il est eut. Six mois après le pont enjambait le Tech avec son grand arc de pierre; en une semaine tout aller être fini. Les cérétans jubilaient et félicitaient l'ingénieur.
Tout à coup on entend un terrible et long craquement : les claies de l'échafaudage se rompent, la voûte s'écroule, plus de pont ! La colère des cérétans fut à son comble. Ils accusèrent l'ingénieur d'être l'auteur de tout le mal et lui signifièrent, par la bouche de leurs consuls, qu'il eu à relever le pont dans le délai de six mois, et cela sans nouvel appel à leur bourse, ou il le pendrai haut et court.
Le pauvre ingénieur se remit au travail; ce qu'il sua et trima Dieu seul le sait. Cependant le jour fixé, jour fatal, approchait. La veille tout allait bien (...) mais de larges nuages se traînaient sur les cimes du Boularic, puis descendent dans la vallée, un vent froid, rapide, violent, se précipite et tourne dans la plaine; le tonnerre gronde, les éclairs déchirent les nuages : c'est un orage, une tempête, une trombe d'eau ! Le fleuve descend à grand bruit, se gonfle, gorge les berges, emporte tout ce qui lui fait obstacle. Le pont de Céret n'est déjà plus ! L'ingénieur désespéré pris la fuite par les sentiers de montagne. Tout à coup une espèce d'homme, grand, maigre, sec, le saisit par le bras.
- "Où vas-tu ?"
- "Que t'importe; laisse-moi passer"
- "Je sais qui tu es et je veux te sauver"
- "Et toi, qui es-tu ?"
- "Que t'importe; laisses moi faire. Ce soir à minuit, le pont sera relevé; seulement je met une condition que tu me livreras le premier vivant qui le traversera."
L'ingénieur tressailli de frayeur; reconstruire le pont en quelques heures ! Le Diable seul était capable d'un pareil effort.
- "Et bien que dis-tu de cela ?"
- "J'accepte", murmura l'ingénieur.
Aussitôt une forte odeur de soufre se répandit dans l'air et l'homme disparut; cet homme c'était bien le diable en personne.
Lui parti, l'ingénieur regagna furtivement sa demeure à la faveur des ténèbres. Là, il se mit à réfléchir sur son aventure. Que faire ? Vers onze heure, alors que tout reposait en silence de la nuit, il sortit de chez lui et se dirigea vers le Tech; il portait sur son dos un sac de toile dont le Diable lui-même n'aurait deviné le contenu. D'ailleurs celui-ci était fort occupé en ce moment. En effet, fidèle à la parole donnée, il travaillait avec ardeur à la reconstruction du pont, entassant les matériaux avec l'habileté d'un maître maçon. Notre ingénieur le vit et se blottit derrière un rocher de la rive. Onze heure et demie ! La voûte maintenant se dessinait sous les pâles rayons de la lune qui venait de monter sur la crête de l'Albère. Minuit sonne ! Aussitôt notre ingénieur, qui s'était mis au bout du pont, ouvre le sac d'où s'échappe un chat noir dont la queue traîne une casserole en fer. Le Diable pose la dernière pierre, la clef de voûte; il la laisse échapper pour mettre la main sur ce premier passant, qu'il prend pour un chevalier faisant sonner son armure. "Trompé, trahi", s'écria t-il en saisissant le matou ! Et il disparut, laissant le pont inachevé.
Il est resté tel quel, car tout le savoir des ingénieurs n'a pu réussir à fixer la pierre qui manque.


source : http://pyreneescatalanes.free.fr

La ville de Céret


Historique 

En 408 les wisigoths occupent la région, puis en sont délogés trois siècles plus tard par les sarrasins : Là non plus nous n'avons pas d'éléments historiques concrêts, mais c'était il y a si longtemps que c'est plutôt normal, les vestiges de cette lointaine époque sont rares dans la région. En fait il faut attendre la conquête du Roussillon par Charlemagne pour que commence l'histoire de Céret.

La première mention de Céret date du IXe siècle. En 1282 le seigneur de la ville était Guillaume IV, vicomte de Castelnou, qui tenait la seigneurie d'Ava sa femme, elle même la tenant de son père, Pons Vernet, qui la tenait lui-même en fief pour les comtes d'Ampurias.

Guillaume décida de donner une indépendance toute relative à la ville. Il convoqua la population et annonça la nomination de 4 consuls à choisir dans la population, élus annuellement. Afin de garder un certain pouvoir, Guillaume exigea que ces 4 consuls lui prêtent serment avant d'officier. Cette façon de redonner une partie du pouvoir à ses sujets étaient dans l'air du temps. Elle dénotait soit d'une volonté pure d'améliorer la vie des habitants en leurs laissant le pouvoir décisionnaire, soit d'une manipulation que l'on appelerait aujourd'hui politique qui servait les intérêts du seigneur, celui-ci pouvant vendre ce droit, ou l'échanger, ne serait-ce que contre la fidélité des habitants envers son seigneur. Voyez la charte octroyée à la ville de Perpignan pour plus de détail sur les consuls.

Quarante ans plus tard, aux alentours de 1321, le pont du diable fut construit. Les frais de construction ont été tenu par la ville mais aussi quelques autres villages tirant un bénéfice de ce pont. La seigneurie passa ensuite aux mains de Françoise, la fille de Guillaume IV de Castelnou, en 1312. Celle-ci la donna par mariage à Pierre de Quéralt, son mari. En 1348 Pierre de Quéralt la légua par testament à son fils Gérard, mais en 1360 on retrouve la trace du seigneur de Céret sous le nom de Pierre Blan, qui en confirme les privilèges. Au XVe siècle Céret appartenait aux vicomtes de Périllos.

L'histoire de Céret ne s'arrête pas là. Cité toujours privilégiée par ses seigneurs, elle eu en même temps que Ille (sur Têt) des droits spéciaux à partir de 1641 jusqu'en 1660. Quelques années auparavant, en 1581, les cérétans accueillirent un couvent de Capucins. En 1648, c'est un couvent de Carmes qui s'y installe. Entre les deux couvents la rivalité a grandi pour en arriver à une véritable guerre des communautés religieuses. La révolution française mis fin à cette situation conflictuelle en détruisant les deux couvents, qui commençaient à sérieusement casser les pieds aux habitants.

A noter que Céret eu le privilège d'accueillir en 1660 une conférence entre Marca, commissaire pour la France et Seroni, représentant d'Espagne, afin de fixer la frontière définitive entre les 2 pays, l'accord de l'île aux faisans n'ayant été que purement formel (le fameux traité des Pyrénées)

Après la révolution française l'évènement majeur est la prise de la ville par les troupes du Général Ricardos, lors de la guerre franco-espagnol de 1793. Cette guerre dura de 1793 à 1795, elle consista essentiellement pour les espagnols à occuper le Sud de la plaine du Roussillon, la vallée du Tech et la Cerdagne, puis de se faire repousser par les français au delà de la frontière, ceux-ci occupant le Nord de l'Espagne, avant que la guerre s'enlise et que soit signé le traité de paix. Céret, occupé dès 1793, sera liberée l'année suivante.


Sous la restauration le village poursuit son agrandissement. Sous le règne de Napoléon III un nouveau canal fut construit, afin d'amener l'eau jusqu'à un nouveau moulin.
source : http://pyreneescatalanes.free.fr/Villages/Ceret.php


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Céret conserve un patrimoine historique assez riche (vestiges des anciens remparts, son église, pont du diable, son centre-ville...) ainsi qu'un patrimoine culturel : des peintres comme Braque et Pablo Picasso ont séjourné à Céret. Certaines oeuvres de Picasso ont vu le jour dans cette ville et ont été offertes par le peintre et sont exposées au musée d'art moderne de Céret.




fontaine inspirée de l'oeuvre de Picasso

                  





"la catalane assise" Oeuvre de Manuel Hugué dit Manolo (1872-1945)
1923






 La porte de France (restes anciennes fortifications)







L'église vue de derrière







anciennes fortifications





La fontaine des 9 jets :



La fontaine des 9 jets
Erigée en 1313 sous le règne du roi Sanç I de Majorque, cette fontaine est la principale fontaine de Céret. Elle est originale par ses 9 jets, symbole d'un territoire marqué par les révoltes et par les péripéties qui ont marqué ses sept siècles d’existence.
Au 15e siècle, le roi Ferdinand II d'Aragon couronne la fontaine d'un lion emblème de la Castille. 
La tête de ce lion est alors tournée vers l’Espagne. 
Après l'annexion de la Catalogne du nord par la France, on inscrit sur son socle la phrase : « Venite Ceretens, leo factus est gallus » (Venez Cérétans, le lion s'est fait coq).  pour En outre, pour bien marquer l'emprise française sur la population locale, la tête du lion est tournée alors vers le royaume de France.

Depuis peu, après des péripéties que certains appellent pudiquement de « féria », le lion a retrouvé son regard originel vers les terres du sud.

Sur la place, du même nom ont été étudiés les termes du Traité des Pyrénées en 1659.



La fontaine des 9 jets est classée Monument Historique.

source : http://www.grandsudinsolite.fr




Les ruelles étroites de la vieille ville











manège à vélo








certaines façades gardent des traces de leurs vies passées, ici une poulie tout en haut. Pour monter des denrées ?.. 
    
monument aux morts "la douleur" 1922 A. Maillol






La mémoire de Picasso très présente dans la ville qui a vu naître le cubisme









La fontaine de la sardane de la paix (Juliette et Jacques Damville)


Elle date de 2013, c'est un hommage à Pablo Picasso. A deux pas de la place qui porte son nom depuis 1953, Pablo Picasso avait dessiné des femmes formant une ronde dansant la sardane avec une colombe au-dessus. Ce dessin a été reproduit sur une plaque de lave émaillée et posée au milieu d'une fontaine qui est orné de toutes parts par des dessins et symboles repris des oeuvres de Picasso.
On peut rester de longs moments à observer cette fontaine composée de céramique et de bronze. C'est une oeuvre très intéressante pour celui qui prend le temps de l'observer sous tous les angles.










 





















seules 6 villes ont reçu cette distinction

Curiosite à proximité 


Eglise st Pierre

Le pont du diable 


Si vous passez par ces lieux merci de toujours les respecter et prendre soin de ne pas les détériorer ainsi vos enfants pourront également les découvrir dans le futur